Par
Justine Dumont
Vous prévoyez une rénovation globale de votre logement ? Connaître votre zone climatique vous permet de mieux cibler vos travaux et de maximiser vos aides. Découvrez dans laquelle des trois zones climatiques françaises se situe votre habitation.
En résumé :
- La France est divisée en trois zones climatiques principales (H1, H2 et H3) qui déterminent les besoins en chauffage ou en climatisation selon la région.
- Cette classification influence directement le montant des aides à la rénovation, comme la prime CEE (Certificats d’économie d’énergie), dont le montant est plus élevé dans les zones froides.
- Connaître votre zone permet d’adapter vos travaux d’isolation, de chauffage ou de confort d’été à votre climat local.
- Hello Watt vous aide à identifier votre zone climatique et à trouver les travaux les plus rentables, grâce à des devis personnalisés.
Pourquoi la France est-elle divisée en zones climatiques ?
Le territoire français bénéficie de différents climats selon ses régions. Des zones climatiques ont alors été définies par Météo-France et intégrées aux réglementations thermiques et environnementales (RT 2012 et RE 2020), qui fixent les performances minimales des logements.
L’objectif ? Adapter les bâtiments au climat local pour garantir un confort optimal toute l’année. Afin d’établir un profil climatique précis, chaque zone s’appuie sur une station météo qui mesure :
- les températures locales ;
- le taux d’humidité ;
- l’ensoleillement ;
- la vitesse du vent.
Les zones climatiques permettent également de déterminer un coefficient de rigueur climatique, qui permet d’ajuster les exigences énergétiques selon la région (et parfois l’altitude). Ces données aident les artisans à sélectionner les bons matériaux et équipements pour garantir un logement adapté à votre climat local.
À retenir
Selon votre zone, les matériaux, les équipements et les normes de construction ne seront pas les mêmes : on ne traite pas de la même manière une façade en zone froide qu’en zone méditerranéenne.
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Quelles sont les trois zones climatiques en France ?
On distingue trois zones climatiques (H1, H2 et H3) qui permettent d’adapter la construction et la rénovation des bâtiments aux réalités locales.
Zone H1 : la plus froide, du Nord-Est au Centre
La zone H1 est la plus étendue et la plus froide du territoire. Elle couvre la moitié nord et une partie du centre-est de la France, jusqu’à Lyon. Les hivers y sont rigoureux, avec des températures basses et des averses fréquentes.
Dans cette région, les besoins en chauffage sont les plus élevés, ce qui explique pourquoi les travaux d’isolation y offrent les gains énergétiques les plus importants. L'impact d'une meilleure isolation sera donc plus significatif dans une zone froide (H1) que dans une zone chaude (H3).
Zone H2 : le climat océanique et tempéré
La zone H2 bénéficie d’un climat plus doux et plus humide. Elle correspond à la façade atlantique (du nord-ouest au sud-ouest) ainsi qu’à certaines zones du centre du pays. Les hivers y sont moins rigoureux que dans la zone H1, mais les pluies restent régulières tout au long de l’année. Les étés sont modérément chauds, avec une humidité ambiante caractéristique des zones océaniques.
C’est donc une zone intermédiaire, où les besoins en chauffage diminuent, mais où l’isolation et la ventilation restent indispensables pour éviter l’humidité et les déperditions thermiques.
Zone H3 : la plus chaude, autour de la Méditerranée et outre-mer
La zone H3 regroupe les régions les plus chaudes de France métropolitaine, principalement sur le pourtour méditerranéen et en Corse. Elle inclut également les départements et territoires d’outre-mer (DOM-TOM). Les hivers y sont très doux, souvent sans gel, mais les étés peuvent être particulièrement chauds et secs.
Dans cette zone, les besoins en chauffage sont faibles, mais les enjeux de confort d’été et de climatisation deviennent essentiels, surtout dans les logements anciens peu ou mal isolés.
Les 8 sous-zones
Pour une répartition en accord avec le climat moyen, chaque grande zone (H1 et H2) est elle-même subdivisée selon les températures moyennes locales, car les disparités climatiques peuvent être importantes dans une même zone. Elles sont cataloguées avec les lettres a, b, c et d (a étant la plus froide et d la plus chaude).
On distingue ainsi 8 zones : H1a, H1b, H1c, H2a, H2b, H2c, H2d et H3. La zone H3, plus homogène, n’a pas de sous-divisions, car elle n’est pas suffisamment étendue pour bénéficier d’un climat hétérogène.
Voici la répartition des départements par zone climatique en France :
|
Zone climatique |
A |
B |
C |
D |
|---|---|---|---|---|
|
H1 |
02 Aisne 14 Calvados 27 Eure 28 Eure-et-Loir 59 Nord 60 Oise 61 Orne 62 Pas-de-Calais 75 Paris 76 Seine-Maritime 77 Seine-et-Marne 78 Yvelines 80 Somme 91 Essonne 92 Hauts-de-Seine 93 Seine-Saint-Denis 94 Val-de-Marne 95 Val-d'Oise |
08 Ardennes 10 Aube 45 Loiret 51 Marne 52 Haute-Marne 54 Meurthe-et-Moselle 55 Meuse 57 Moselle 58 Nièvre 67 Bas-Rhin 68 Haut-Rhin 70 Haute-Saône 88 Vosges 89 Yonne 90 Territoire de Belfort |
01 Ain 03 Allier 05 Hautes-Alpes 15 Cantal 19 Corrèze 21 Côte d'or 23 Creuse 25 Doubs 38 Isère 39 Jura 42 Loire 43 Haute-Loire 63 Puy-de-Dôme 69 Rhône 71 Saône-et-Loire 73 Savoie 74 Haute-Savoie 87 Haute-Vienne 975 St-Pierre-et-Miquelon |
|
|
H2 |
22 Côtes-d'Armor 29 Finistère 25 Ille-et-Vilaine 50 Manche 56 Morbihan |
16 Charente 17 Charente-Maritime 18 Cher 36 Indre 37 Indre-et-Loire 41 Loir-et-Cher 44 Loire-Atlantique 49 Maine et Loir 53 Mayenne 72 Sarthe 79 Deux-Sèvres 85 Vendée 86 Vienne |
07 Ardèche 09 Ariège 12 Aveyron 24 Dordogne 31 Haute-Garonne 32 Gers 33 Gironde 40 Landes 46 Lot 47 Lot-et-Garonne 64 Pyrénées-Atlantiques 65 Hautes-Pyrénées 81 Tarn 82 Tarn-et-Garonne |
04 Alpes-de-Haute-Provence 26 Drôme 48 Lozère 84 Vaucluse |
|
H3 |
06 Alpes-Maritimes 11 Aude 13 Bouches Du Rhône 20 Corse 30 Gard 34 Hérault 66 Pyrénées-Orientales 83 Var 971 Guadeloupe 972 Martinique 973 Guyane 974 La Réunion 976 Mayotte |
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Quel est l’impact des zones climatiques sur la rénovation énergétique ?
Un montant de la prime CEE (Certificats d’Économie d’Énergie) variable
Les grandes entreprises (fournisseurs d’énergie, acteurs de la grande distribution, etc.) financent une partie des travaux de rénovation des particuliers grâce au dispositif des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE). L’intérêt ? Compenser leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et contribuer à la transition écologique.
Dans les faits, pour chaque kilowattheure d’énergie économisé (exprimé en kWh cumac pour “kilowattheure cumulé actualisé”), une entreprise reçoit un certificat. Par ailleurs, un quota de CEE doit être rempli tous les 4 ans, sans quoi, les professionnels concernés reçoivent des pénalités financières.
En effet, les zones climatiques influencent directement le nombre de kWh cumac économisés et donc le montant de la prime énergie (ou prime CEE). Plus cette économie est importante, plus la prime sera élevée. Par exemple, les ménages en zone H1 bénéficient d’un montant de prime CEE plus élevé, puisque les économies d’énergie réalisées après rénovation sont plus conséquentes que dans les zones H2 ou H3.
Bon à savoir :
L’ADEME (Agence pour l’Environnement et la Maîtrise de l’Énergie) fixe, pour chaque type de travaux, un barème différent selon la zone climatique. Par exemple, pour l’isolation des combles, la fiche standardisée “BAT-EN-101” fixe un coefficient de 2 600 kWh cumac en H1, contre 2 100 en H2 et 1 400 en H3. Autrement dit, les ménages du Nord ou de l’Est bénéficient d’un meilleur taux de valorisation de leurs travaux.
Une consommation énergétique maîtrisée
Au-delà des aides, les zones climatiques déterminent aussi vos besoins thermiques au quotidien :
|
Zones climatiques |
Impacts des zones climatiques en France |
|---|---|
|
H1 |
Besoins plus importants en chauffage |
|
H2 |
Consommation énergétique moins élevée |
|
H3 |
Besoins plus importants en climatisation |
La chaleur estivale pénètre facilement dans les maisons anciennes mal isolées. L’air intérieur devient vite étouffant : on parle alors de “bouilloire énergétique”, car les logements accumulent la chaleur sans pouvoir l’évacuer. À l’inverse, elles laissent entrer le froid en hiver et ne conservent pas la chaleur du chauffage. On parle dans ce cas de passoires énergétiques.
La rénovation énergétique permet donc de réduire ces effets, mais les priorités varient selon la zone :
- en H1, on misera sur l’isolation (murs, combles, planchers, etc.) et l’installation d’un chauffage performant comme une pompe à chaleur (PAC) ;
- en H2, sur un équilibre entre isolation, ventilation et gestion de l’humidité ;
- en H3, sur la protection solaire (volets, brise-soleil, végétalisation), la ventilation naturelle et le confort d’été (isolation du toit).
Dans tous les cas, il est vivement recommandé de faire appel à un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour réaliser les travaux de rénovation et bénéficier des aides à la rénovation.
À noter
Certaines zones situées en altitude (notamment au-delà de 400 m) bénéficient aussi de coefficients de rigueur climatique supplémentaires pour compenser les températures plus basses enregistrées tout au long de l’année.
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FAQ : vos questions sur les zones climatiques en France
Comment savoir à quelle zone appartient votre commune ?
On distingue 3 zones climatiques en France (H1, H2 et H3), qui sont elles-mêmes divisées en plus petites zones, en fonction de leurs températures (de la plus chaude à la plus froide). On en dénombre 8 : H1a, H1b, H1c, H2a, H2b, H2c, H2d et H3.
La zone H1 correspond au nord-est de la France, la H2 à l’ouest et au sud-ouest, et la H3 au pourtour méditerranéen et aux DOM-TOM.
Pourquoi est-il important de connaître sa zone climatique ?
Connaître sa zone climatique permet d’estimer sa consommation énergétique annuelle et d’adapter ses travaux de rénovation en conséquence. Par exemple, si vous habitez dans la zone H1, votre consommation sera probablement plus élevée en hiver, car il y fait plus froid.
En revanche, dans les zones H2 et H3, vous dépenserez probablement moins en chauffage pendant l’hiver. La zone climatique influence aussi le montant des aides financières, notamment de la prime CEE : plus la zone est froide, plus la prime est valorisée, car les économies d’énergie y sont plus importantes.
Comment rénover son logement selon la zone climatique ?
Les priorités de rénovation varient selon la zone où est situé votre logement. Un Accompagnateur Rénov’ (proposé par France Rénov’ dans le cadre d’une rénovation d’ampleur) saura vous recommander des travaux pertinents et mobiliser les aides disponibles.
Il est possible que votre zone climatique ne joue pas en votre faveur, mais rassurez-vous, de nombreuses aides financières existent pour couvrir le prix de votre rénovation énergétique. En plus des primes CEE, vous pouvez bénéficier de MaPrimeRénov’, des prêts à la rénovation (PAR et éco-prêt à taux zéro), de l’exonération de taxe foncière ou encore des aides des collectivités locales.
Comment évaluer la consommation d’énergie de mon logement ?
Connaître sa zone climatique donne une première idée des besoins de son logement, mais ce n’est pas suffisant. Pour mesurer précisément la consommation d’énergie, il faut réaliser un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE). Celui-ci classe le bien de A à G selon sa consommation d’énergie annuelle et ses émissions de CO2.
Pour aller plus loin, un audit énergétique permet de dresser un bilan complet : isolation, ventilation, chauffage, déperditions thermiques, etc. C’est un outil essentiel avant une rénovation globale (ou rénovation d’ampleur), car il identifie les travaux les plus efficaces selon le climat local et le type de bâtiment. L’objectif étant de bâtir une maison BBC (Bâtiment Basse Consommation) ou de faire une plus-value lors de la vente.
Article rédigé et vérifié par une experte rénovation énergétique Hello Watt
Rédactrice web & SEO spécialisée en rénovation énergétique, Justine rejoint Hello Watt en 2024. Aujourd'hui responsable du pôle contenu, elle pilote la stratégie éditoriale (énergie, solaire et rénovation énergétique) pour aider les ménages à réduire leur facture et consommer plus sobrement. Lire plus sur Justine Dumont
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