D’après une étude, plus de 16 % des DPE seraient surévalués
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Une récente étude menée par Krno, une société innovante pour la fiabilité des diagnostics immobiliers, révèle que plus de 16 % des Diagnostics de Performance Énergétique (DPE) réalisés en France seraient surévalués.
Une étude menée par la societé Krno estime que plus de 16 % des DPE réalisés en France seraient surévalués. Ces “DPE de complaisance” concerneraient approximativement 1,3 million de logements. Parmi ces habitations, environ 18,8 % de celles initialement classées F auraient été reclassées E, et des biens G auraient été artificiellement promus F.
La cause de ces mauvaises évaluations : la méthodologie appliquée pour calculer le DPE. Si les données d’entrées fournies sont imprécises, notamment dans le cadre de la réalisation d’un “DPE dégradé”, les diagnostiqueurs se rabattent sur des données par défaut, qui amplifient les marges d’erreur.
La Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers (CDI) insiste cependant sur le fait que ces évaluations reposent sur une méthodologie standardisée, bien que perfectible, et non sur une science exacte.
A priori, ces défauts de méthodologie bénéficient majoritairement aux vendeurs de biens immobiliers, mais impactent directement les acheteurs, qui paient des biens surévalués et doivent ensuite engager des travaux de rénovation pour atteindre une meilleure performance énergétique - le préjudice financier est estimé à 21 milliards d’euros.
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