La crise du coronavirus 💊 accélère-t-elle la transition énergétique ?

L'électricité verte sortira-t-elle gagnante de cet épisode ? Nous le voyons depuis plusieurs semaines, le coronavirus met le monde à l’arrêt : confinement, fermeture des entreprises, baisse de la consommation, chute du prix du pétrole. Les conséquences économiques du covid-19 seront indéniablement colossales. Mais qu’en sera-t-il pour la transition énergétique ? Comment réagira le secteur des énergies renouvelables après le déconfinement et la reprise progressive de l’activité ?

Éolienne transition énergétique

Confinement : une bouffée d’air pour l’environnement

Le confinement mis en place depuis plusieurs semaines dans la plupart des pays touchés par l’épidémie covid-19, est l’occasion de voir la nature reprendre (un peu) ses droits. On a pu observer dans quelques villes de France, des animaux sauvages investir des rues piétonnes désertes. À Venise, en Italie, les eaux habituellement troubles qui sillonnent la ville sont redevenues transparentes en quelques jours seulement. À Wuhan, en Chine, foyer de l’épidémie du coronavirus, peu de temps après la mise en place de la quarantaine, des images satellites montraient une forte diminution de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre. Néanmoins, fort heureusement pour nous - et malheureusement pour la planète - le confinement prendra fin un jour ou l’autre et l’activité économique repartira. Ne serait-ce pas l’occasion d’accélérer la lutte contre le réchauffement climatique ?

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Le secteur des énergies renouvelables à l’arrêt

Dans l’immédiat, l’arrêt de l’activité économique touche de nombreux secteurs, y compris celui de la transition énergétique et des énergies renouvelables. Confinement oblige, la consommation globale diminue entraînant dans sa chute l’activité des entreprises. Le secteur des panneaux solaires et des éoliennes n’échappe pas à la règle. En Chine, principal producteur de modules solaires mais aussi point de départ de l’épidémie du coronavirus, l’activité économique interrompue depuis plus de deux mois, reprend timidement.

Pas de quoi relancer la filière photovoltaïque pour autant, puisque l’ensemble des flux de marchandises à l’échelle de la planète est toujours considérablement freiné. À cela s’ajoute la hausse du dollar sur le marché des devises, qui se traduit par une augmentation des coûts de production pour les entreprises photovoltaïques de nombreux pays. Tous ces facteurs entraînent une augmentation générale des prix dans le domaine du photovoltaïque, qui elle-même cause le report ou l’annulation de projets d’installation de centrales solaires. Une étude de BloombergNEF, un cabinet d’étude spécialiste de l’énergie, indique que pour la première fois depuis 40 ans, le nombre de nouvelles installations solaires dans le monde va décroître. La demande en énergie solaire qui était prévue entre 121 et 152 gigawatts (GW) pour l’année 2020, pourrait finalement se situer entre 108 et 143 gigawatts.

Pour le moment, les perspectives de développement des énergies renouvelables ne sont donc pas au beau fixe. Néanmoins rien n’est encore joué. Le ministère de la Transition Écologique a annoncé par un communiqué de la ministre Elisabeth Borne, plusieurs mesures visant à soutenir le marché du solaire photovoltaïque dans les prochains mois :

  • La prolongation des délais de mise en service des installations solaires photovoltaïques sous contrat d’obligation d’achat

  • Un moratoire sur les tarifs d’achat pour les installations inférieures ou égales à 100 kWc jusqu’au 30 juin 2020

La crise du coronavirus : une occasion d’accélérer la transition énergétique ?

Une relance économique en faveur de la transition énergétique ?

Le coronavirus perturbe à n’en pas douter l’approvisionnement énergétique de l’économie. Une situation qui rappelle la nécessité d’une politique énergétique mettant au centre le recours aux énergies renouvelables. En effet, beaucoup d’experts voient dans l’arrêt forcé de l’économie une occasion à saisir pour accroître la part des énergies renouvelables et adopter des modes de production et de consommation compatibles avec les objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES) issus des combustibles fossiles. La réponse des gouvernements et des institutions économiques (banques centrales) pour relancer l’activité sera scrutée de près par les défenseurs du climat. De vifs débats s'amorcent d’ores et déjà sur la manière dont les états doivent aider l’économie à repartir. En effet, pour limiter la récession inévitable qui s’annonce, de nombreux gouvernements ont annoncé des plans d’aides colossaux :

  • 2200 milliards de dollars pour les États-Unis,

  • 345 milliards d’euros pour la France ou encore

  • 750 milliards d’euros pour notre voisin Allemand.

De nombreux experts appellent les gouvernements à “flécher” ces investissements vers les secteurs à même de limiter le changement climatique : énergies renouvelables, rénovation énergétique des bâtiments, mobilité verte ou encore recyclage. Pour rappel, les investissements nécessaires pour atteindre nos objectifs de limitation du réchauffement climatique à 2°C, fixés lors de la Cop 21 en 2015, se chiffrent à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

 

Coronavirus : une aubaine pour la transition énergétique ?

La transition énergétique consiste à faire baisser nos émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère afin d’atteindre la neutralité carbone. Pour cela, nous le savons tous, il convient d’abandonner les énergies fossiles telles que le pétrole ou le charbon et de développer les énergies renouvelables. Nous savons également que cette phase doit être accompagnée d’un changement dans nos modes de production et de consommation. Le coronavirus est pour certains l’illustration parfaite des effets délétères de notre modèle de développement : le covid-19 s’est en effet développé aussi rapidement à l’échelle globale en empruntant les innombrables flux liés à l’activité humaine. Cette crise pourrait donc nous faire prendre conscience que la transition énergétique ne se fera pas sans d’importantes transformations de notre système économique. On pourrait espérer par exemple qu’à la suite de cette crise, l’industrie du solaire photovoltaïque se développe à des échelles plus locales. Boris Solier et Jacques Percebois, professeurs d’économie à l’université de Montpellier, indiquaient il y a quelques jours que la baisse de la demande d’électricité liée à la pandémie, pourrait favoriser un peu plus le déclin du charbon dans le mix électrique en Europe. Une aubaine pour les énergies vertes !

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