RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE
[Étude] Cartographie des passoires thermiques G interdites à la location au 1ᵉʳ janvier 2025
La chute du gouvernement Barnier a enterré la proposition de loi visant à accorder des dérogations à certains propriétaires bailleurs de logements avec un diagnostic de performance énergétique (DPE) G. Depuis le 1er janvier 2025, le calendrier DPE s’applique donc sans exception et les propriétaires des 600 000 logements G actuellement en location ne peuvent plus conclure de nouveaux baux.
En France, sur 4,2 millions de passoires énergétiques, 1,7 millions sont classées G. Dans cette étude, nous faisons le point sur la localisation et les caractéristiques de ces logements bientôt interdits à la mise en location. Nous détaillons les travaux à effectuer en priorité, les aides disponibles et le coût moyen d’une rénovation.
Les infos essentielles
Il y a près de 2 millions de logements G en France, situés principalement en Île-de-France, en Lozère, dans le Cantal, la Creuse et les Alpes-de-Haute-Provence.
Les grandes villes qui comptent le plus de logements G se concentrent en Île-de-France avec Paris (12,5 % des logements), Boulogne-Billancourt (9,5 %), Argenteuil (7,8 %) et Saint-Denis (7,4 %).
Les propriétaires de logements G+ ne peuvent plus conclure de nouveaux baux de location depuis le 1er janvier 2023, et les propriétaires de logements G sont frappés de la même interdiction depuis le 1er janvier 2025.
Alors que 45 % des logements en France sont des appartements, 53 % des passoires thermiques classées G relèvent de cette catégorie.
La proportion des logements G chauffés au fioul est très élevée, atteignant 19 % (contre 5 % pour la moyenne des logements).
Le coût d’une rénovation énergétique pour une passoire thermique varie fortement en fonction des types de travaux réalisés. Si on prend l’exemple d’une maison de 150 m² classée G, le gain de 3 classes énergétiques pourra s’obtenir par l’intermédiaire de 3 gestes : isolation des combles, des murs par l’extérieur et remplacement de la chaudière par une pompe à chaleur. De tels travaux coûtent environ 40 000 euros, mais les aides peuvent couvrir jusqu’à 25 000 € pour ces trois gestes de travaux pour un ménage très modeste en 2024, montant qui devrait rester identique en 2025.
Les données de cette étude proviennent de la base de données de l’Ademe (Agence de la transition écologique), qui rassemble 9 millions de DPE, dont 534 000 DPE G, réalisés entre juillet 2021 et décembre 2024.
Juliette Mariani,
17 décembre 2024