Pic de froid et tension électrique : le retour des centrales fossiles
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La semaine du 5 janvier 2026 a été marquée par un épisode de froid qui a généré une hausse de la consommation électrique. Pour faire face, la France a dû relancer plusieurs centrales thermiques, bien plus polluantes. En participant aux défis conso d’Hello Watt, vous pouvez aider à éviter le recours aux énergies fossiles.
La France vient de traverser sa première véritable vague de froid de l’hiver 2026. La neige et les températures négatives ont touché l'Hexagone depuis ce lundi 5 janvier 2025, faisant bondir la consommation d'électricité à des niveaux records.
Le mardi 6 janvier 2026, la demande nationale a frôlé les 90,3 GW, un pic de consommation qui n’avait pas été atteint depuis plusieurs hivers. Pour garantir l'équilibre du réseau et éviter un "black-out", RTE a sollicité l'ensemble du parc de production, incluant les dernières unités thermiques à flamme (gaz et charbon).
Si le nucléaire et les renouvelables assurent la base, les centrales à gaz et à charbon servent d’appoint lors de ces pics de froid. Le gaz est en première ligne, les centrales à cycle combiné gaz (CCG) ayant tourné à plein régime.
Les sites de Landivisiau (Bretagne), Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique) et Bouchain (Nord) ont injecté jusqu'à 12 450 MW sur le réseau au plus fort de la journée de mardi 6 janvier 2026. Mise en service en dernier recours, les deux dernières centrales à charbon du pays ont elles aussi été couplées au réseau. Les centrales de Saint-Avold (Moselle) et celle de Cordemais (Loire-Atlantique) ont fourni environ 300 MW d'appoint.
Si ces quantités d'électricité injectées sur le réseau semblent modestes par rapport au nucléaire, leur impact écologique est disproportionné :
- une centrale à charbon émet environ 1 000 g de CO₂/kWh ;
- une centrale à gaz rejette environ 418 g de CO₂/kWh.
À titre de comparaison, le mix électrique français habituel se situe sous les 50 g/kWh. Le rallumage de ces sites, bien que nécessaire à la sécurité du réseau, a donc un impact significatif sur nos émissions de gaz à effet de serre.
La fin des centrales à charbon françaises
Les deux dernières centrales à charbon françaises vont être reconverties :
- Saint-Avold prépare sa mutation vers une unité de production de biogaz pour l'été prochain 2026 ;
- Cordemais s'apprête à accueillir dès 2027 un pôle industriel de Framatome (EDF) dédié à la tuyauterie nucléaire pour les futurs EPR2.
L'effacement et le décalage de consommation sont des leviers essentiels pour soulager le réseau lors des pics de froid, afin d'éviter le recours aux centrales fossiles. En participant aux défis conso Hello Watt, vous contribuez à l'équilibre du réseau et aidez à limiter l’utilisation de ces centrales..
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Lors du pic de consommation, on a justement pas utîlisé Cordemais ou St-Avold (charbon) à ma grande surprise et nous avons importé massivement, principalement d'Allemagne et autres voisins
Bonjour et merci pour votre message,
Vous avez tout à fait raison de souligner l'importance des importations. Si les centrales de Cordemais et Saint-Avold ont bien été mobilisées (couplées au réseau), elles n'ont effectivement pas fonctionné à plein régime.
Le réseau a surtout été soutenu par des importations massives, atteignant jusqu'à 12 GW (selon les données RTE). Ce recours aux voisins européens a permis de sécuriser l'approvisionnement dans un contexte de forte tension : la consommation a frôlé les 90,3 GW le 6 janvier, alors qu'un préavis de grève et des indisponibilités de réacteurs nucléaires pesaient sur la production nationale (messages consultables sur le portail REMIT d'EDF).
Dans ce mix énergétique de crise, c'est le gaz qui a été le plus sollicité, sa part est montée jusqu'à 13 % du mix (contre seulement 3 à 4 % en temps normal), avec une puissance injectée dépassant les 12 500 MW. Le charbon a ainsi fourni qu'un appoint (un pic à environ 466 MW contre 0 MW en temps normal).
Dans cette situation, RTE privilégie parfois l'importation pour des raisons de coût et d'émissions, tout en maintenant nos centrales à charbon en 'veille active' comme ultime filet de sécurité en cas de défaillance technique majeure.
Au plaisir de vous relire sur notre blog !
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