Passoires thermiques : faites-vous partie des 9 % restants après la réforme ?
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Depuis le 1er janvier 2026, le mode de calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) a été révisé, entraînant la sortie de 700 000 logements du statut de passoire thermique.
Malgré ce changement d’étiquette sur le papier, les logements classés F ou G, représentent encore 9 % du parc résidentiel français soit environ 3,5 millions de logements sur 37 millions au total. Ce taux grimpe à 14 % pour les seules maisons individuelles.
Les ménages modestes sont particulièrement exposés : ils ont deux fois plus de risques d'habiter un logement énergivore que la moyenne nationale, ce qui les place en première ligne face à la précarité énergétique. Toutefois, ce phénomène ne leur est pas exclusif, dans chaque tranche de revenus, au moins 12 % des Français vivent dans un logement F ou G.
Bon à savoir
Contrairement aux idées reçues, le parc social compte presque deux fois moins de passoires thermiques, en proportion, que le parc privé.
Sur le plan géographique, l'Île-de-France concentre 27 % des passoires, alors qu'elle ne représente que 22 % des logements. Un écart expliqué par :
- la vétusté du bâti ;
- la forte proportion de locataires ;
- la complexité des rénovations en milieu urbain dense.
À l'opposé, le Sud-Est est sous-représenté, bénéficiant d'un climat hivernal plus clément.
Du côté des équipements, 40 % des logements chauffés au fioul sont classés en F ou G, tandis que 92 % des passoires thermiques présentent une isolation jugée insuffisante par le DPE.
Une meilleure note, mais pas moins de travaux
La réforme a principalement amélioré la note des logements chauffés à l'électricité, dans l'objectif de concentrer l'effort de rénovation sur les biens fonctionnant aux énergies fossiles (gaz, fioul). Ce recalcul est une victoire administrative, mais il ne change ni vos factures, ni votre confort. La rénovation reste donc la seule solution durable !
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Les combles perdus sont responsables de 30 % des pertes de chaleur d'un logement.
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