Le solaire français jusqu’à deux fois moins carboné que prévu
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L'empreinte carbone du photovoltaïque français vient d'être revue nettement à la baisse. Elle passe de 43 gCO₂eq/kWh à une fourchette de 20 à 30 gCO₂eq/kWh, soit une baisse de 30 à 50 %. La valeur exacte dépend de l'ensoleillement du site et du type d'installation (au sol ou en toiture).
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Le mix électrique français, déjà l'un des moins carbonés d'Europe, affiche 46,2 gCO₂eq/kWh. Le solaire, avec ses 20 à 30 gCO₂eq/kWh, se situe donc nettement en dessous de cette moyenne, loin des 1 060 gCO₂eq/kWh du charbon et des 420 gCO₂eq/kWh du gaz.
Ce constat repose sur une collaboration inédite entre plusieurs organismes de référence :
- l'ADEME (Agence de la transition écologique) ;
- l'OIE (Observation Impacts Énergie) de Mines Paris-PSL ;
- l'INES (Institut National de l'Énergie Solaire) du CEA (Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives) ;
- le laboratoire Certisolis.
Ces données actualisées alimentent désormais le rapport international de référence de l'IEA PVPS (International Energy Agency – Photovoltaic Power Systems Programme) sur le cycle de vie des systèmes photovoltaïques.
À noter
Les anciennes données de référence s'appuyaient sur des hypothèses de fabrication devenues obsolètes. Depuis, les procédés ont beaucoup évolué :
- de meilleurs rendements de conversion ;
- une consommation d'énergie et de matière réduite ;
- des chaînes de production optimisées.
Cette mise à jour n'est qu'une première étape. Une analyse de cycle de vie plus poussée est en cours pour consolider une valeur de référence propre au contexte français. Ses conclusions, attendues fin 2027, viendront enrichir les bases de données environnementales nationales et internationales, utiles aux études d'impact comme aux politiques publiques.
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