Précarité énergétique : 1,2 millions d’interventions pour impayés en 2024
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Le Médiateur national de l'énergie (MNE) vient de publier les chiffres 2024 des interventions pour impayés de factures d’énergie, en hausse pour la quatrième année de suite.
Le Médiateur national de l’énergie (MNE) est l’autorité publique indépendante qui gère les litiges entre consommateurs et fournisseurs, et informe les consommateurs sur leurs droits. Depuis quatre années consécutives, le MNE observe une hausse inquiétante des interventions pour impayés de factures d'énergie.
En 2024, ces interventions ont atteint un niveau record de 1,2 millions, en hausse de 24 % par rapport à 2023. Ces interventions recoupent 937 000 limitations de puissances d’électricité et 309 000 coupures d’électricité ou de gaz.
Ces chiffres révèlent une aggravation de la précarité énergétique en France, dans un contexte de forte hausse des prix de l’électricité (+45 % depuis 2022) et du gaz (+34 % entre juin 2024 et mars 2025). De plus en plus de ménages peinent à payer leurs factures, et ce malgré des comportements de restriction. Selon le baromètre du MNE publié en novembre 2024, trois Français sur quatre restreignent leur chauffage pour limiter leurs dépenses, et un tiers des ménages ont déjà souffert du froid dans leur logement.
Face à cette crise, le MNE propose plusieurs mesures pour protéger les consommateurs vulnérables. Il recommande d'étendre le chèque énergie à davantage de foyers et de rétablir complètement son versement automatique.
Olivier Challan Belval, médiateur national de l’énergie, rappelle également son opposition aux coupures d’électricité pour impayés, soulignant que l’électricité est un bien de première nécessité.
Enfin, le MNE juge nécessaire d’accélérer la rénovation énergétique des logements, alors que plus d’un ménage sur dix vit dans une passoire thermique (diagnostic de performance énergétique F ou G) mal isolée et difficile à chauffer.
En 2025, la situation risque encore de se détériorer, avec la hausse du prix du gaz, le décalage du versement du chèque énergie, et l'hiver particulièrement froid.
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