La filière du biogaz revendique son rôle dans la transition énergétique
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Lors de son congrès annuel organisé le jeudi 25 septembre 2025, France Gaz a affiché ses ambitions face aux incertitudes politiques actuelles. La filière gazière, qui revendique un rôle clé dans la décarbonation à court terme, met en avant sa croissance avec 20 % de nouveaux adhérents sur la dernière année.
Les capacités d'injection de biométhane dans les réseaux devraient atteindre 16 TWh fin 2025, contre 14 TWh l'année précédente, témoignant du dynamisme du secteur.
Pour respecter l'objectif gouvernemental de 44 TWh de biométhane injecté à l'horizon 2030 (soit 15 % de la consommation nationale), la filière devra considérablement accélérer sa production. Il faudra passer de 2 à 6 TWh de nouvelles capacités par an d'ici la fin de la décennie, un défi que France Gaz affirme pouvoir relever après avoir surmonté le creux des projets causé par la baisse des tarifs de rachat.
Cependant, cette montée en puissance s'accompagne d'un coût public substantiel. La Cour des comptes évalue la facture du soutien à la méthanisation entre 22 et 27 milliards d'euros sur les douze prochaines années, dépassant même le montant prévu pour le soutien au solaire ou à l'éolien.
Face aux restrictions budgétaires, la filière plaide pour le maintien d'un prix minimum garanti et mise sur les certificats de production de biogaz pour développer un marché moins dépendant des tarifs d'achat publics.
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Ouf, enfin une bonne nouvelle.
On peut aussi faire remarquer que si l’enveloppe de 22 à 27 milliards d’euros dépasse celle prévue pour l’éolien et le photovoltaïque, cette filière a l’AVANTAGE INCONTESTABLE d’intégrer la RÉGULARITÉ de production et le STOCKAGE ( Si le stockage avait été exigé dès le départ au lieu de s’en remettre, particularité et hérésie française, à l’effacement du nucléaire décarbonée, nul doute que les opérateurs privés ne se seraient pas précipités pour installer les deux premières citées).
Cette source permettrait en outre de conserver nos chaudières à gaz (halte au gaspillage) plus adaptées aux climats rudes (on invente les PAC hybrides plus complexes et onéreuses en entretien!), garantes de notre indépendance nationale (pas de lithium, métaux rares…) et utilisation d’un réseau de distribution qui venait à peine d’être installé ( 2006 en ce qui me concerne). Que des liaisons supplémentaires soient nécessaires s’imposent tout autant pour raccorder parcs éoliens et photovoltaïques et ça se chiffre en centaines de milliards d’euros (source Enedis)
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