Gaz et pétrole : le gouvernement refuse de baisser les taxes
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Face à la flambée des prix du gaz et du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient, le gouvernement français va-t-il baisser les taxes sur le gaz et le carburant ? Pour l’heure, la réponse est non, comme l’a expliqué ce matin Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée chargée de l'énergie.
La ministre a justifié cette position par la contrainte budgétaire : « Nous n'avons plus les moyens du quoi qu'il en coûte », a-t-elle déclaré, rappelant que la situation actuelle reste, selon elle, sans commune mesure avec la crise énergétique de 2022, où le gaz avait grimpé « 2,5 fois plus ».
Des attaques contre des infrastructures énergétiques au Qatar ont provoqué une envolée de 35 % du gaz européen et une hausse de 5 % du pétrole en une seule journée, laissant craindre une hausse des prix pour les particuliers comprise entre 25 et 50 % selon les scénarios envisagés.
La ministre a toutefois reconnu les difficultés des transporteurs et des pêcheurs, reçus à Bercy, et n'a pas exclu des mesures ciblées selon l'évolution du conflit. Une réunion autour du Premier ministre, Sébastien Lecornu, s'est tenue ce jeudi pour faire le point et examiner les options disponibles.
Mme Bregeon a par ailleurs fait son mea culpa : « Ça s'est envolé au-delà de ce qu'on pensait », a-t-elle admis, soulignant que l'impact se ressent davantage sur le gazole, dont le raffinage s'effectue hors de l'Union européenne, que sur le sans-plomb. Elle conclut sur un constat structurel : la France reste dépendante à 60 % des énergies fossiles importées, ce qui, selon elle, « doit nous rappeler l'urgence absolue de sortir de ces dépendances ».
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