Gaz : l'Europe dépend à 60 % des USA, et ça va nous coûter cher
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Les tensions au Moyen-Orient ont provoqué une hausse des prix du gaz en Europe et le gaz naturel liquéfié (GNL) américain s'invite au cœur de ces tensions commerciales. L'ambassadeur américain Andrew Puzder a prévenu le Parlement Européen dans le Financial Times : rejeter l'accord douanier, ou accord de Turnberry, de l'été 2025 pourrait entraîner une hausse des prix ou une baisse des livraisons de gaz pour l'Europe.
Que prévoit ce texte ?
Négocié par la Commission européenne, celui-ci prévoit :
- une surtaxe de 15 % sur la plupart des marchandises européennes ;
- un engagement d'achats d'énergie américaine à hauteur de 750 milliards de dollars d'ici à 2028.
L’avertissement n'est pas anodin au regard de la dépendance énergétique de l'Europe. Depuis le désengagement progressif du gaz russe depuis le déclenchement du conflit ukrainien, les importations de gaz américain ont été multipliées par quatre entre 2021 et 2025. Elles représentent désormais environ un quart de la consommation européenne. Sur le seul segment du GNL, acheminé par méthaniers et non par gazoduc, la part des États-Unis dépasse 60 %.
Washington rappelle que l'Asie est aussi demandeuse de gaz américain, tout comme la Norvège, premier fournisseur gazier de l'Europe avec environ 30 % de sa consommation, qui a déjà atteint ses capacités maximales d'exportation.
Cela limite les alternatives disponibles pour le continent. Une situation qui laisse peu de marge de manœuvre à l'Europe pour stabiliser les prix en cas de tension avec son partenaire américain.
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