Face à la fraude, il faut mieux (en)cadrer les Accompagnateurs Rénov’
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Malgré son succès grandissant, le dispositif Mon Accompagnateur Rénov’ fait face à des soupçons de fraudes, qui touchent certaines entreprises minoritaires, et entachent le dispositif. Pour préserver la neutralité des MAR et protéger les ménages, la nécessité d’imposer des contrôles renforcés ne fait pas de doute.
Un récent débat autour du dispositif Mon Accompagnateur Rénov’ (MAR) met en lumière des cas de fraudes et de pratiques douteuses. Une minorité de MAR s’adonne en effet à la fraude, ou choisi de collaborer avec des entreprises peu scrupuleuses, détournant ainsi l’objectif initial du dispositif : accompagner les ménages dans leur rénovation énergétique de façon impartiale.
Les acteurs de la rénovation énergétique avaient déjà exprimé leur inquiétude quant à la dérive potentielle de ce dispositif. À raison, car selon un rapport parlementaire, environ 15 % des MAR seraient concernés par des conflits d’intérêts. Ce constat remet en question la neutralité exigée par le décret du 22 juillet 2022, qui demandait une séparation claire entre l’accompagnement des particuliers et les intérêts commerciaux des opérateurs.
Pour préserver la confiance des ménages et garantir l’efficacité des aides à la rénovation énergétique, une meilleure régulation des Accompagnateurs Rénov’ est essentielle. Il est urgent de mieux (en)cadrer le dispositif : d’une part, en renforçant les contrôles, d’autre part, en amélioration la formation des MAR.
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