+16 % sur votre facture d’eau, faites-vous partie des communes les plus touchées ?
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Le prix de l'eau au mètre cube a bondi de 16 % en 30 mois en France, selon une nouvelle étude de l'UFC-Que Choisir publiée le mardi 18 novembre. En cause : la qualité dégradée de l’eau.
Après une décennie de stabilité tarifaire, cette hausse s'explique par les coûts croissants de dépollution nécessaires pour traiter une eau de plus en plus contaminée. Aujourd’hui, seuls 85 % des réseaux français respectent les critères réglementaires, contre 95 % en 2021 selon l'étude UFC-Que Choisir.
Or, le coût de la dépollution de l’eau potable pourrait se répercuter sur vos factures. Bonne nouvelle toutefois : selon Olivier Andrault de l'UFC-Que Choisir, vous pouvez continuer à boire votre eau du robinet "dans la très grande majorité des cas", les seuils réglementaires étant fixés "très bas par précaution".
Cette dégradation de l’eau provient principalement de nouvelles détections de métabolites de pesticides depuis 2023. Des villes moyennes comme Reims, Beauvais, Caen ou La Rochelle sont désormais concernées par ces dépassements de normes.
Un second rapport de Suez et la Fondation Jean-Jaurès confirme que les coûts de dépollution deviennent "incompatibles avec une exploitation pérenne". Les techniques classiques s'avèrent inefficaces contre les nouveaux polluants et les PFAS (polluants éternels), dont la recherche devient obligatoire dès janvier 2026. Ces investissements (comme la filtration membranaire), qui se chiffrent en milliards d’euros, interrogent surtout la capacité des petites collectivités à y faire face.
L'UFC-Que Choisir réclame ainsi :
- un renforcement des autorisations de pesticides ;
- des mesures de protection des captages ;
- une aide ciblée aux petites communes via une redevance pollution renforcée payée par les agriculteurs.
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