« Nous sommes prêts » : l'offre de Vladimir Poutine qui place l'Europe face à un dilemme énergétique total
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La crise au Moyen-Orient relance le débat sur le gaz russe. Vladimir Poutine a proposé le 9 mars de reprendre les livraisons d'hydrocarbures en Europe, à condition que les acheteurs européens garantissent une « collaboration durable et stable ».
La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran prive l’Europe d'environ 20 % du gaz mondial qui transitait par le golfe Persique. Les prix du gaz ont bondi de 40 % en quelques jours, pouvant faire chuter les réserves européennes entre 22 et 27 % d'ici fin mars, bien en dessous de la norme habituelle de 40 %.
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L'Union européenne s'est pourtant fixé un calendrier strict pour s'émanciper du gaz russe :
- le gel des contrats de gaz à long terme avec la Russie dès le 17 mars 2026 ;
- l'interdiction des contrats à court terme le 25 avril 2026 ;
- l’embargo total sur le GNL russe au 1ᵉʳ janvier 2027.
Or, la réglementation européenne prévoit une clause d'exception en cas de risque pour la sécurité d'approvisionnement, sur laquelle certains États membres fondent désormais leurs espoirs.
C'est le cas de la Hongrie et de la Slovaquie, fortement dépendantes des hydrocarbures russes, qui militent activement pour un report des sanctions. L’offre de Vladimir Poutine place donc l'UE dans un dilemme majeur.
Cependant, toute reprise rapide des livraisons reste compliquée : les gazoducs Nord Stream, sabotés en 2022, et l'oléoduc Droujba, endommagé par une frappe russe, sont toujours hors service.
Quelles conséquences ?
Sans réouverture du détroit d'Ormuz, l'Europe risque un épuisement de ses réserves gazières, menaçant le fonctionnement des centrales thermiques, le chauffage et une partie de l'industrie chimique.
La France, en tant que premier importateur de GNL en Europe, serait particulièrement exposée à l'impact de cette crise sur le marché.
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