Une première en France : 3 éoliennes suffisent pour alimenter une ville de 50 000 habitants

Modifié par Chada Garoui, Rédactrice web SEO le 18 mai 2026 à 9h43
Temps de lecture : 1 min
Photographie grand angle d'un parc éolien en mer sous un ciel bleu clair. Au premier plan, une éolienne offshore imposante avec une base jaune émerge de l'eau bleue agitée, entourée de nombreuses autres turbines alignées à l'horizon.

C'est une première pour la France : le parc éolien flottant EFGL (Éoliennes flottantes du golfe du Lion) , situé dans le golfe du Lion, produit désormais de l'électricité et l'injecte sur le réseau. Ses 3 éoliennes de 10 MW chacune, les plus puissantes jamais posées sur des flotteurs au monde, sont capables d'alimenter l'équivalent de 50 000 habitants chaque année, soit toute la population de Narbonne, pendant 20 ans.

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Contrairement aux éoliennes « posées » fixées au fond marin ( limitées à des profondeurs faibles ), les flotteurs permettent d'installer des turbines en pleine mer, à plus de 16 km des côtes et par 70 mètres de fond. Des zones jusqu'ici inexploitables.

Quelques chiffres qui montrent l’ampleur du projet :

  • 30 MW de puissance installée pour 3 turbines (10 MW chacune, plus puissantes que les 8,4 MW du parc EMYN récemment inauguré) ;
  • 110 GWh produits par an attendus, avec un facteur de charge exceptionnel de 48 % (soit presque le double de l'éolien terrestre moyen en France) ;
  • 186 mètres de hauteur en bout de pale, avec des pales de 80 m.

Un facteur de charge de 48 % signifie que ces éoliennes tournent à presque la moitié de leur capacité maximale en permanence, une performance rare, liée aux vents constants et forts en Méditerranée.

Portée par Ocean Winds et la Banque des Territoires, EFGL est une ferme pilote, mais elle valide une technologie que la France devra déployer à grande échelle pour atteindre ses objectifs climatiques. Plus la production renouvelable locale augmente, moins la facture d'électricité des Français dépend des prix volatiles du gaz et des importations. Chaque gigawattheure produit en mer, c'est un pas vers une énergie plus stable et moins exposée aux chocs géopolitiques.

Câbles dynamiques, flotteurs, turbines : tous les systèmes ont été validés « ces dernières semaines ». La mise en production totale est attendue d'ici la fin du printemps 2026.

Chada Garoui
Chada Garoui

Rédactrice web SEO

Passionnée par les enjeux de la transition énergétique, Chada a rejoint l'équipe de rédaction pour simplifier vos projets de rénovation. Son objectif : vous partager des solutions concrètes pour réduire votre empreinte carbone tout en allégeant vos factures !

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Commentaires
Stam 44
 - 18 mai 2026

Tout cela reste bien hypothétique, car de 48% prévus il faudra enlever les journées de maintenance, les pannes, les vents trop forts etc... En plus, dire que cela permettrait de brancher une ville comme Narbonne est complètement illusoire, car qui accepterait de n'avoir de l'électricité que quand le vent souffle ? En attendant cela coûte bien cher pour une espérance de vie des éoliennes de 15 à 20 ans et un recyclage actuellement très problématique. On pollue pour les produire, pour les recycler et la production est très aléatoire le tout avec un coût exorbitant. C'est bien, cela permet de se donner bonne conscience.

Hanna
Hanna
 - 19 mai 2026

Bonjour,

Merci pour votre commentaire. Vous avez tout à fait raison de souligner ces points !

Pour l'image de la ville de Narbonne, vous nous offrez une excellente occasion de clarifier : il s'agit uniquement d'une illustration pour se donner une idée des volumes d'énergie, et non d'un raccordement direct ! Heureusement, personne ne comptera uniquement sur ces trois éoliennes pour s'éclairer. Le réseau français est interconnecté, ce qui signifie que le nucléaire ou l'hydraulique prennent le relais dès que le vent faiblit.

Le défi du recyclage (notamment des pales) est réel, même si la filière s'améliore et que ces machines sont désormais conçues pour durer 20 à 25 ans. Ces projets pilotes coûtent cher, c'est vrai, mais ils permettent d'essuyer les plâtres pour concevoir des énergies plus locales et moins dépendantes des crises mondiales.

Il ne s'agit pas de se donner bonne conscience, mais d'avancer pas à pas en restant lucide !

Bonne journée et au plaisir d'échanger !

Boulbespatrick2@gmail.com
 - 18 mai 2026

Plus notre production sera indépendante du marché européen moins le prix sera élevé pour les consommateurs qui ne subiront les taxe imposées par Bruxelles .

Hanna
Hanna
 - 19 mai 2026

Bonjour,

C'est un excellent point, et vous touchez du doigt le cœur des débats actuels ! L'idée de produire localement pour protéger notre portefeuille fait totalement sens.

Pour nuancer un tout petit peu, il faut savoir que les taxes sur nos factures sont fixées par l'État français, et non par Bruxelles. En revanche, vous avez totalement raison sur un point : le marché européen indexe souvent le prix de l'électricité sur celui du gaz. C'est pour cela que nos factures ont grimpé, même avec notre nucléaire et nos renouvelables.

Augmenter notre production locale (éolien, solaire, nucléaire) est donc un bon moyen de peser dans la balance, même si le réseau européen reste bien utile pour s'entraider les jours de panne ou de grand froid !

Si vous souhaitez sécuriser votre propre facture (en devenant par exemple votre propre producteur avec des panneaux solaires), nos experts Hello Watt sont là pour vous guider au 09 71 07 07 40 ou par rendez-vous sur notre site.

Au plaisir de vous revoir sur le blog.

Bien cordialement.

Ojba
 - 19 mai 2026

Magnifique, quand il y a du vent ! Et quand il n'y en a pas ?

Hanna
Hanna
 - 19 mai 2026

Bonjour !

C’est effectivement la question centrale de tout le débat sur les énergies renouvelables. L'intermittence est le principal défi technique de l'éolien.

Quand le vent tombe, le réseau électrique ne peut pas se permettre la moindre coupure. Pour compenser immédiatement cette baisse de production, la France s'appuie sur ses énergies pilotables, c'est-à-dire celles que l'on peut activer sur demande :

- le nucléaire ;

- les barrages hydrauliques ;

- et en dernier recours, les centrales à gaz ou les importations d'électricité depuis nos voisins européens.

C’est précisément à cause de cette absence de vent que l’éolien ne pourra jamais remplacer le nucléaire en France. L'enjeu actuel, selon RTE, est plutôt de trouver un équilibre pour que les différentes énergies se complètent, même si la gestion de ces variations de production reste un défi quotidien pour le réseau.

Au plaisir de lire vos prochains échanges sur le blog.

Bien cordialement.

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