L’Assemblée rejette finalement la relance massive du nucléaire
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Le 24 juin 2025, l'Assemblée nationale a définitivement rejeté la proposition de loi Gremillet par 377 voix contre 142. Ce texte, initialement conçu pour redéfinir la trajectoire énergétique française jusqu'en 2035, prévoyait d'atteindre 200 térawattheures d'énergies renouvelables d'ici 2030 dans la version originale du Sénat.
Cependant, les amendements du Rassemblement National et des Républicains ont radicalement transformé l'orientation du projet. Ces partis ont proposé d'instaurer un moratoire sur l'éolien et le photovoltaïque, tout en privilégiant une relance massive du nucléaire incluant la réouverture controversée de la centrale de Fessenheim. Cette approche a suscité de vives critiques de la part de Gabriel Attal, qui a dénoncé un "axe anti-écologie", et du ministre de l'Industrie Marc Ferracci, qualifiant ce moratoire d'"irresponsable".
Suite à ce rejet, le texte doit retourner au Sénat pour une nouvelle lecture. Cette décision reflète les tensions persistantes entre les deux chambres sur les questions énergétiques, alors que la France vise la neutralité carbone d'ici 2050. Les professionnels des énergies renouvelables craignent désormais un déséquilibre majeur dans la politique énergétique nationale.
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