Renationalisation d'EDF : pourquoi la facture de 9,7 milliards fait polémique
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Le 28 mai 2026, la Cour des comptes a publié un rapport sévère sur la renationalisation d’EDF, finalisée en juin 2023. Une opération à 9,7 milliards d’euros visant à racheter les parts des actionnaires minoritaires et posséder 100 % du capital de la société.
Un rachat vraiment nécessaire ?
Avant l'opération, l'État gérait déjà 83,7 % du capital. Un niveau suffisant selon les magistrats pour diriger efficacement l'entreprise. La Cour estime donc qu'il n'était pas indispensable de racheter toutes les parts pour réussir à :
- garantir notre sécurité énergétique ;
- financer l'entreprise ;
- piloter sa stratégie.
La Cour pointe l’aspect financier de l’opération : l'État a proposé 12 euros par action. En clair, l’Etat a payé chaque action 40 % au-dessus de sa valeur de marché pour convaincre les actionnaires de vendre. Une surcote de 30 % aurait largement suffi selon les magistrats, ce qui aurait permis une économie d’un milliard d’euros.
Ces investissements n’ont pas bénéficié directement à EDF : les sommes engagées ont été versées aux actionnaires sortants, sans apporter de financement nouveau au groupe. La dette d’EDF atteignait encore 51 milliards d'euros en 2025, même si l'agence Standard & Poor's a amélioré la note de confiance financière du groupe, lui permettant d’emprunter plus facilement.
La sortie de la Bourse, seul acquis reconnu
Les magistrats reconnaissent toutefois un point positif : la sortie de la Bourse a simplifié la structure du groupe. Cela met fin aux tensions entre la rentabilité à court terme réclamée par les marchés, et les investissements massifs à long terme nécessaires pour le nouveau programme nucléaire voulu par l'État.
Article rédigé et vérifié par une experte rénovation énergétique Hello Watt
Étudiant en Master Information Communication, Antonin rejoint l’équipe de rédaction en 2026. Attaché à la cause environnementale, il cherche à vous aider à adopter une consommation plus économique et écologique. Lire plus sur Antonin Mümler
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