Hydrolien au Raz Blanchard : l’administratif va-t-il priver la France de cette énergie ?
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Inscrite dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3) via un appel d'offres de 250 MW à horizon 2030, subventions et permis validés, la filière hydrolienne française semblait sur les bons rails. Pourtant, un obstacle administratif bloque les deux projets pionniers FloWatt (17 MW) et NH1 (12 MW), au Raz Blanchard : l'absence d'un tarif de rachat de l'électricité, dont l'arbitrage appartient au gouvernement.
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Sans ce chiffre, les deux groupements se trouvent dans l'impossibilité de :
- finaliser le montage financier de leurs projets respectifs ;
- obtenir l'accord des banques, pourtant indispensable avant la fin de l'année ;
- respecter le calendrier, avec une clôture financière prévue pour fin 2026 et une mise en service prévue en 2028.
Les porteurs de projets ont tiré la sonnette d'alarme lors du salon Seanergy (événement dédié aux énergies marines renouvelables) à Nantes. Ils ont notamment regretté l'absence de la ministre de l'Énergie Maud Bregeon, dont la venue aurait pu faire avancer les discussions. Si des échanges menés en 2021 évoquaient un tarif compris entre 255 et 310 €/MWh, aucune décision n'a encore été rendue publique à ce jour.
Aperçu sur l’horizon de la filière :
- un potentiel estimé à 5 GW sur les côtes françaises ;
- une production bien plus prévisible que l'éolien ou le solaire ;
- un atout majeur pour limiter l'intermittence des énergies renouvelables.
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