Aérer le matin en avril : une erreur qui vous coûte (très) cher
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Au printemps, les habitudes d'aération héritées de l'hiver peuvent devenir contre-productives. Le Deutscher Verband Flüssiggas e.V. (DVFG), association allemande du gaz liquéfié, déconseille désormais l'aération matinale et nocturne traditionnelle dès que les beaux jours approchent.
Pourquoi ?
Cette recommandation résulte des fortes amplitudes thermiques printanières, qui peuvent atteindre 15 °C d'écart entre le matin et l'après-midi. Ouvrir vos fenêtres lorsque les températures frôlent encore les petites gelées :
- entraîne des pertes de chaleur inutiles ;
- oblige le chauffage à redémarrer, ce qui alourdit la facture énergétique.
L'humidité représente un second risque. Avec le dégel et les précipitations printanières, l'air extérieur se charge en vapeur d'eau. S'il pénètre dans votre logement encore froid, celui-ci peut se condenser sur les parois et favoriser l'apparition de moisissures.
Le taux d'humidité idéal se situe entre 40 et 55 % dans les pièces à vivre, et en dessous de 60 % dans la cuisine et la salle de bains. Au-delà de 65 %, il est recommandé d'agir sans attendre.
Comment renouveler votre air efficacement ?
- Le DVFG préconise 3 à 4 aérations par jour, de 10 à 15 minutes chacune, de préférence en début d'après-midi quand les températures sont les plus douces.
- Ouvrez en grand plusieurs fenêtres simultanément afin de provoquer un courant d'air rapide.
- Coupez brièvement le chauffage avant d'ouvrir permet par ailleurs de limiter les pertes d'énergie.
- Un hygromètre aide à surveiller le taux d'humidité et à ajuster ses habitudes au fil de la saison.
- Par ailleurs, évitez l'oscillo-battant : cette position laisse partir la chaleur sans renouveler l'air efficacement.
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Je ne suis pas d'accord sur le paragraphe lié à l'humidité. A cette période si l'air extérieur est froid il contient peu de vapeur d'eau , quand il rentre et remplace l'air chaud et humide intérieur, il dessèche l'air au moment du réchauffement et ne va pas se condenser sur les parois !
Bonjour,
Nous vous rejoignons parfaitement sur ce point de physique : l'air froid extérieur est effectivement pauvre en vapeur d'eau. En théorie, renouveler l'air d'une pièce avec cet air extérieur permet donc bien d'assécher l'intérieur une fois celui-ci réchauffé.
Cependant, nous soulevions ce point car, en période de grand froid, la réalité constatée dans les foyers est souvent différente pour deux raisons :
- le facteur humain : nous avons tendance à calfeutrer les entrées d'air et à réduire la ventilation pour conserver la chaleur. L'humidité produite à l'intérieur (cuisine, douches, respiration) ne s'évacue plus et sature l'air ambiant.
- le choc thermique : c'est ici que le bât blesse. Si l'isolation est insuffisante, les parois restent froides. Cette humidité intérieure, même si elle n'est pas alimentée par l'extérieur, vient alors se condenser sur ces "points froids" (ponts thermiques), favorisant l'apparition de moisissures.
Nous mettons un point d'honneur à la précision technique, et votre remarque nous permet de bien souligner que c'est l'équilibre entre isolation, chauffage et ventilation qui protège le logement, et non le froid extérieur en lui-même.
Merci pour cet échange constructif !
Trés bonne recommandation .... que je complète par ...
1) Concernant les chambres, qui ne sont utilisées que la nuit, une seule aération par jour suffit
2) Pour le temps d'aerationn, un indicateur de Co2 réduit encore plus la durée inutile de ventilation (à défaut, un hygrométre c'est tout de même pas trop mal 😉) ...
Bien cordialement
Bonjour,
Un grand merci pour ce partage d'expérience ! Vos compléments sont très justes et illustrent comment on peut allier confort et économies d'énergie avec un peu de méthode.
Merci d'avoir enrichi cette brève avec ces bonnes pratiques très concrètes !
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