Éclairage public : 1/3 des communes françaises plongent dans l’obscurité
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L'extinction nocturne de l'éclairage public gagne du terrain en France. Selon une étude du Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) publiée cette semaine, 62 % des 19 262 communes analysées pratiquent désormais une extinction totale en cœur de nuit, soit 35 % de l'ensemble des communes françaises (34 900 communes).
Cette progression s'est particulièrement accélérée lors de la crise énergétique de l'hiver 2022, période durant laquelle 30 % des extinctions totales ont été mises en place en réponse à la guerre en Ukraine.
Cette démarche porte ses fruits sur le plan énergétique : l'éclairage public ne représente plus que 0,54 % de la consommation électrique nationale en 2024.
Cette baisse résulte à la fois des extinctions nocturnes et des rénovations d'ampleur des parcs d'éclairage, notamment avec l'adoption massive des LED qui constituent désormais 40 % du parc national. Toutefois, ces LED posent de nouveaux défis environnementaux, leur lumière bleue perturbant fortement la biodiversité.
Paradoxalement, une tendance "inquiétante" au rallumage émerge dans certaines communes, les habitants associant souvent le manque d'éclairage à l'insécurité.
Cette problématique soulève un défi complexe où les collectivités doivent concilier économies d'énergie, sécurité, protection de la biodiversité et santé humaine, alors que le secteur privé (usines, commerces) reste souvent excessivement éclairé durant toute la nuit.
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