Nucléaire : comment du simple sel marin a mis la centrale de Flamanville à l’arrêt ?
- Messenger
- Copier le lien
La tempête Goretti a révélé une vulnérabilité inattendue de la centrale nucléaire de Flamanville : les embruns chargés de sel marin.
L'accumulation de sel humide sur les équipements électriques a provoqué des arcs électriques qui ont endommagé les isolateurs (ces disques censés bloquer le courant électrique). Conséquence : les réacteurs 1 et 3 sont à l’arrêt jusqu'au 1ᵉʳ février 2026, privant le réseau de 3 GW de puissance en plein hiver.
Tous les réacteurs ont été touchés selon des modalités différentes :
- le réacteur n°1 a été mis hors service dès le 8 janvier, après la perte de ses isolateurs ;
- le réacteur n°2, pourtant à l'arrêt pour maintenance, a vu son transformateur auxiliaire victime du même phénomène de conduction le 11 janvier ;
- l'EPR (réacteur n°3), subit, lui, des dégâts collatéraux, ses systèmes d'alimentation étant interconnectés avec ceux de l'unité n°2.
Bien que la centrale de Flamanville soit fréquemment exposée aux embruns, EDF évoquait jusqu'ici plutôt les risques de submersion ou d'inondation pour ses installations.
Des conséquences pour EDF
Ce contretemps prive l'électricien de 4,8 % de sa capacité nucléaire nationale durant la période de forte consommation hivernale, l'EPR ne disposant plus que de neuf mois pour achever ses essais. Son arrêt est déjà programmé pour le 26 septembre, avec une première visite d'inspection complète prévue pour durer près d'un an.
Aucun commentaire
Ecrire un commentaire