Le constat face à la canicule est clair : le réseau électrique français doit s'adapter
- Messenger
- Copier le lien
La vague de chaleur du début d’été 2026 a provoqué des coupures de courant locales pour des dizaines de milliers de Français. Pas de panique pour autant, l'économiste de l'énergie Patrice Geoffron rassure et exclu tout effondrement généralisé, comme le blackout vécu par l'Espagne et le Portugal en 2025. Selon lui, notre réseau national s'est montré résilient. Les infrastructures nécessitent toutefois des adaptations pour les années à venir.
Les fortes températures impactent les infrastructures de deux manières :
- en sous-sol, sous le goudron des villes, la température peut grimper jusqu'à 80 °C, accélérant le vieillissement des câbles posés entre 1965 et 1981 ;
- dans les airs, la chaleur réduit la capacité d'acheminement des lignes. Les câbles s’allongent et risquent d'entrer en contact avec des arbres ou des bâtiments, déclenchant une coupure automatique de sécurité. Un tiers des lignes aériennes de RTE (Réseau de transport d’électricité) y est sensible.
L'info Hello Watt
Pour faire face à la multiplication des canicules liées au changement climatique et absorber les nouveaux usages, des investissements massifs sont prévus d'ici 2040 :
- Enedis : 26 milliards d'euros (dont plus de 15 milliards pour l'adaptation climatique) ;
- RTE : 24 milliards d'euros pour renouveler 23 500 km de lignes, 85 000 pylônes et atteindre 80 % d'infrastructures résilientes (conçues pour résister aux aléas climatiques).
Les climatologues prévoient des vagues de chaleur plus fréquentes, plus longues et plus intenses. Patrice Geoffron parle de pics potentiels à 45 °C dans les années à venir. L’enjeu de la transition énergétique se déplace désormais vers une adaptation globale de nos réseaux électriques.
Aucun commentaire
Ecrire un commentaire