Électricité : y aura-t-il assez de courant jusqu'en 2028 ? Les prévisions d'EDF
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EDF vient de communiquer ses estimations de production nucléaire pour les trois prochaines années en France. Pour 2026 et 2027, la production devrait rester comprise entre 350 et 370 TWh, tandis que 2028 affiche une fourchette élargie de 345 à 375 TWh en raison d'incertitudes accrues en raison de la demande et de l'ajustement de la puissance des réacteurs en fonction de la demande.
Ces prévisions concernent le parc de 57 réacteurs d'EDF, incluant l'EPR de Flamanville mis en service en décembre 2024 et qui vient d'atteindre 100 % de puissance nucléaire. Dans un contexte de consommation électrique en berne (6 % sous les niveaux pré-Covid) et de montée des énergies renouvelables intermittentes, EDF doit de plus en plus moduler sa production à la baisse faute de débouchés économiques.
Cette période coïncide avec un programme de maintenance majeur comprenant les visites décennales des réacteurs 900 MW et 1 300 MW pour leur prolongation au-delà de 40 ans. Malgré ces défis opérationnels, EDF réaffirme son engagement à maintenir une capacité de production supérieure à 400 TWh par an (le potentiel maximal du parc), même si la production réelle du parc nucléaire français sera ajustée selon les besoins énergétiques nationaux.
Ça vous dirait de payer votre énergie moins cher ?
Avec Hello Watt, dites bye bye aux factures trop salées !
Bonjour Justine,
Et si on s'intéressait au parc de véhicules en France.
Convertir le parc thermique actuel en électrique représente une consommation annuelle d'environ 170TWh, soit grosso modo la moitié de la capacité de production actuelle d'EDF (qui représente 75% de la production totale), en tenant compte de la consommation de carburants convertie en Wh, et des rendements de chaque mode (thermique 20%, électrique 60% en tenant compte des pertes d'acheminement, de conversion, joule, et autres).
Il faudrait donc construire en plus de l'existant, la moitié plus du parc nucléaire existant.
Oups. Où va t on trouver les sites (en été certaines centrales installées au bord d'un fleuve doivent s'arrêter parce que le débit d'eau est insuffisant. Et en hiver, vont ils déborder à l'avenir ?), et l'argent pour le faire ?
Et alors que l'objectif des 400TWh pour 2030 s'éloigne pour EDF (votre article du 14/10/25).
Et je ne parle pas des datacenters qui alourdissent la note d'année en année.
Tout cel va mal finir.
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