Nucléaire en Nouvelle-Aquitaine : des milliards d'euros face à une zone d'ombre
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Image d’illustration (générée par IA)
C'est officiel : la Nouvelle-Aquitaine se positionne pour l’avenir de sa stratégie nucléaire. Le 24 juin 2026, la région, avec la participation de l’État, a déposé sa candidature pour accueillir deux futurs réacteurs EPR2 (réacteurs nucléaires de nouvelle génération) sur le site du Blayais. Remis directement à Bernard Fontana, le PDG d’EDF, ce dossier est le tout premier soumis en France. Le dernier mot reviendra aux hautes autorités de l’État et au président de la République.
La position géographique du site est un argument de taille pour le dossier. La centrale est située sur l’arc atlantique, une localisation idéale pour sécuriser le réseau régional et assurer les échanges avec l’Espagne. Cela serait tout particulièrement utile pour stabiliser le réseau électrique lors des pics de consommation liés au chauffage des logements en hiver.
L’accès maritime et fluvial via les ports locaux permettra d’acheminer les équipements lourds. Cela limite directement l’impact sur les coûts de ce chantier dont l’estimation pour des travaux comparables se situe entre 15 et 17 milliards d’euros selon les données EDF (pour les sites de Gravelines et du Bugey).
Le projet est soutenu localement par plus de 2 400 signataires régionaux. Il prévoit également la création d’un campus des métiers afin de former la future main d'œuvre du site.
Des précisions attendues
Le dossier met en avant la réindustrialisation du territoire, mais si vous êtes intéressé par les retombées locales, le nombre d'emplois créés et la durée du chantier ne sont pas encore précisés.
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