Finalement, la construction de nouveaux EPR2 n’est pas rentable
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La Cour des comptes considère la prolongation du parc nucléaire français jusqu'à 60 ans comme une option "avantageuse" et "compétitive" par rapport à la construction de nouveaux réacteurs.
Dans son rapport publié ce lundi, les magistrats estiment que prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires existants est plus rentable que de construire de nouveaux réacteurs de type EPR2 (51 euros par MWh, contre 79,90 euros/MWh), et ce, malgré l'explosion des coûts de maintenance.
Ces dépenses de maintenance ont dépassé les 6 milliards d'euros annuels sur les 56 réacteurs historiques (hors EPR de Flamanville), soit une hausse de 28 % depuis 2014. Une augmentation liée :
- au vieillissement du parc (âge moyen de 40 ans) ;
- au renforcement des exigences de sûreté après Fukushima ;
- à la préparation des visites décennales nécessaires à la prolongation.
La Cour souligne toutefois que ces investissements restent "rentables" pour EDF, comme pour le système électrique français.
Pour redresser la disponibilité des réacteurs, tombée à 74 % contre 80 % précédemment, EDF mise sur son plan START 2025 lancé en 2019, pour réduire la durée des arrêts de tranche. En parallèle, le programme "Grand carénage" prévoit plus de 100 milliards d'euros d'investissements entre 2014 et 2035.
À défaut d’une prolongation au-delà de 60 ans, la production nucléaire française serait divisée par deux en 20 ans, rendant cette extension “inévitable”, selon les magistrats financiers.
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