1,6 milliard d’euros : ce projet nucléaire menace l’éolien en Bretagne
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Le projet de parc éolien offshore Bretagne Nord Ouest (BNO), inscrit à la troisième édition de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), suscite une vive opposition en baie de Morlaix. Élus locaux, associations et pêcheurs dénoncent ses impacts sur la biodiversité, le paysage et l'activité de pêche.
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Face à la contestation, le maire de l'île de Batz propose de remplacer le parc éolien par des petits réacteurs modulaires (SMR) de la startup française Stellaria. Un choix audacieux dans une Bretagne historiquement anti-nucléaire, mais porté par un solide argument financier : un investissement de 1,6 milliard d’euros contre 2,4 milliards pour l’éolien, avec la promesse d’une électricité moins chère.
Séduisante sur le papier, la proposition se heurte néanmoins à plusieurs obstacles :
- un projet éolien (BNO) trop avancé : déjà inscrit à la PPE3 et redimensionné de 110 à 67 éoliennes et de 2 GW à 1,2 GW, son arrêt exigerait des blocages techniques ou économiques majeurs ;
- une technologie jugée « immature » : la technologie Stellaria ne compte aucun démonstrateur en service ; son premier réacteur est attendu pour 2031, rendant un déploiement de plusieurs unités pour 2035 ambitieux ;
- des infrastructures électriques incertaines : les sites ciblés de Brennilis et de l'île Longue manquent potentiellement des capacités requises pour injecter la production d'énergie sur le réseau.
Le saviez-vous ?
La Bretagne affiche une consommation d'électricité supérieure à sa production locale. Pour équilibrer cette balance énergétique régionale, le développement de nouvelles capacités de production sur son territoire constitue un enjeu majeur.
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