Cette enquête révèle pour qui la voiture électrique est (déjà) rentable
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L'Observatoire I4CE 2025 a mené l'enquête : pour les classes moyennes, le reste à charge d'une voiture électrique (ce qu'il reste à financer, aides déduites) a progressé ces cinq dernières années.
Un ménage rural de classe moyenne inférieure (3 900 €/mois) devrait ainsi débourser 15 500 € pour une citadine d'occasion, contre 10 403 € en 2020. Les économies de carburant (75 €/mois) ne couvrent pas encore les mensualités, mais ce n'est pas une fatalité.
Le leasing social a démontré en 2024 qu'un accès abordable est possible, avec un loyer de 99 €/mois générant des économies nettes réelles. La question de sa reconduction reste ouverte, et déterminante pour ce profil.
Pour un ménage périurbain de classe moyenne supérieure (4 700 €/mois), les économies de carburant couvrent encore la différence de mensualités. Mais l'avantage se fragilise : 30 €/mois d'économies nettes en 2025, contre 140 € en 2020.
Deux raisons expliquent ce recul :
- la réduction des aides à l'achat (suppression de la prime à la conversion, critères bonus plus stricts) ;
- la hausse des prix des véhicules électriques.
Par ailleurs, ces tendances sont partiellement compensées par l'arrivée de modèles entrée de gamme et par l'essor du marché de l'occasion électrique, qui rend l'achat tout de même plus accessible aux budgets serrés.
Enfin, en 2026, trois facteurs décideront du futur de l'électrique :
- la reconduction du leasing social ;
- le niveau des subventions ;
- la pression sur les constructeurs.
Les réponses à ces questions décideront si l'électrique reste un choix réservé à certains, ou devient enfin accessible à tous.
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