260 millions d'euros pour l'éolien en mer : que prévoit l'État pour ces 5 ports ?
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Une nouvelle étape est franchie pour la transition énergétique française avec le déblocage de 260 millions d'euros par l’État dans le cadre du plan France 2030. L’objectif ? Adapter 5 ports français à la fabrication et à l'assemblage d'éoliennes flottantes. Cherbourg, Brest, Nantes-Saint-Nazaire, Port-la-Nouvelle et Marseille-Fos sont les sites concernés par cet investissement qui, à terme, devrait atteindre le milliard d’euros.
Qu’est-ce que l’éolien flottant ?
Contrairement aux éoliennes posées, l'éolien flottant capte les vents là où les fonds marins sont à plus de 50 mètres de profondeur (là où les fondations classiques ne sont plus réalisables). Les structures sont assemblées directement à quai puis remorquées en mer. Cela réduit les opérations maritimes coûteuses, complexes et dépendantes de la météo.
Fabriquer et assembler des pales de plus de 100 mètres et des flotteurs dépassant 10 000 tonnes représente un véritable défi logistique. Pour développer cette filière industrielle, les 5 ports concernés doivent adapter leurs infrastructures :
- les quais doivent être renforcés ;
- des terre-pleins de plusieurs dizaines d'hectares doivent être aménagés ;
- les accès routiers doivent être élargis.
Grâce à des vents plus forts et réguliers en mer, l'éolien flottant affiche un facteur de charge élevé. Concrètement, il produit de l'électricité 40 à 50 % du temps, contre 25 à 30 % pour l'éolien terrestre. Cette source d’énergie vient ainsi compléter le nucléaire (dont le taux de disponibilité se situe entre 70 et 75 %) pour consolider un mix énergétique français plus vert et robuste.
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