800 000 foyers à l'électricité verte : le 4e parc éolien offshore français est prêt !
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Le parc éolien en mer des îles d'Yeu et de Noirmoutier a achevé l'installation de sa 61ᵉ et dernière éolienne le 27 avril 2026. Avec ses 500 MW de puissance cumulée, il peut couvrir les besoins électriques de 800 000 personnes, soit toute la Vendée.
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Tout a commencé en 2014, quand Ocean winds remportait l'appel d'offres de l'État. Depuis, il aura fallu une dizaine d'années de conception, de concertation avec les acteurs locaux, puis 33 mois de travaux en mer pour déployer 61 éoliennes de 8,4 MW sur 83 km².
Le parc ne partait pas de zéro au moment de l'annonce. Chaque éolienne a été mise en service au fur et à mesure de son installation, si bien qu'EMYN (société spécialisée dans l'éolien en mer) injectait déjà de l'électricité dans le réseau depuis juin 2025.
Ce que cela représente en chiffres concrets :
- 500 MW de capacité installée : l'équivalent d'une demi-tranche nucléaire ;
- 800 000 personnes alimentées en électricité, soit la population entière de la Vendée ;
- 83 km² de superficie en mer, pour des éoliennes invisibles depuis la côte dans la plupart des conditions ;
- 4ᵉ parc offshore posé mis en service en France, après Saint-Nazaire (480 MW), Saint-Brieuc (496 MW) et Fécamp (497 MW).
Concrètement, l'essor de l'éolien offshore contribue à diversifier les sources d'électricité en France. Plus le bouquet énergétique est diversifié, moins la France est exposée aux pics de prix liés à la dépendance aux combustibles fossiles (gaz, pétrole) dont les cours peuvent flamber du jour au lendemain.
À moyen terme, chaque nouveau parc offshore participe à :
- sécuriser l'approvisionnement électrique en cas de faible production solaire ou hydraulique ;
- limiter le recours aux centrales à gaz, souvent sollicitées lors des pointes de consommation et qui font monter les prix sur le marché de gros ;
- réduire les émissions de CO₂ du secteur électrique, l'un des leviers les plus accessibles pour décarboner l'économie française.
Le développement de l'offshore français ne s'arrête pas là. Le parc de Courseulles-sur-Mer (Calvados), avec ses 64 éoliennes et 450 MW de puissance prévue, est attendu pour 2027. D'autres projets sont en développement le long des côtes atlantiques et en Méditerranée.
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