« La plus importante crise de l’histoire » : pourquoi votre facture va-t-elle être bousculée ?
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Le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a tiré la sonnette d'alarme le 13 avril 2026 : le mois en cours devrait aggraver une situation déjà critique.
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Si le conflit semble loin, ses conséquences sont concrètes : le détroit d'Ormuz est l'un des poumons énergétiques du monde. Son blocage signifie moins de gaz et de pétrole pour l'Europe, et donc une pression sur les prix. En mars, les livraisons avaient encore pu être honorées grâce aux cargaisons chargées avant la crise. Ce mois-ci, plus rien ne quitte le Golfe.
L'AIE qualifie la situation de « plus importante crise énergétique de l'histoire », touchant non seulement le pétrole et le gaz naturel, mais aussi des produits essentiels comme :
- les engrais ;
- les produits pétrochimiques ;
- l'hélium.
Plus d'un tiers des infrastructures énergétiques des pays du Golfe ont été gravement endommagées, et les effets de la crise devraient perdurer bien au-delà du conflit en raison des dégâts sur les installations de production et de transport.
Face à cette situation, l'AIE, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) ont annoncé une coordination renforcée. Le FMI et la BM se disent chacun capables de mobiliser au minimum 20 milliards de dollars pour les pays les plus fragilisés. La BM pourrait porter cette enveloppe à 50 à 60 milliards de dollars dans les six prochains mois si la crise se prolonge.
Faut-il vraiment s'inquiéter ?
Fatih Birol a néanmoins rappelé que plus de 80 % des réserves stratégiques mondiales restaient disponibles. Il a appelé l'ensemble des pays à s'abstenir de toute restriction sur les exportations et à agir en « membres responsables de la communauté internationale ».
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