Pourquoi est-ce si dur de se loger en 2019 ?

L’année 2019 ne démarre pas sur les chapeaux de roue pour le secteur de l'immobilier ! En ce début d’année, un professionnel du logement sur dix affirme avoir le moral dans les chaussettes*. En cause : le contexte économique qui inquiète 96% des sondés et la baisse du pouvoir d’achat des français, sujet de préoccupation pour 83% d’entre eux. Il faut dire que se loger en France n’est pas simple. Trop de critères à cocher lors de la sélection des candidats, trop de documents à remplir pour devenir locataire, des loyers trop élevés par rapport aux salaires… Bref, une overdose de “trop” qui empêchent les Français de se loger correctement. Sofinco, filiale du Crédit Agricole, a publié le 8 janvier son Sofinscope, qui analyse le budget logement des particuliers.

Quels sont les obstacles pour se loger en 2019 ?

Se loger coûte 30€ plus cher que l’an passé

Presque un Français sur deux (48%) le considère comme la plus grande difficulté rencontrée lorsqu’il souhaite se loger. Sans surprise, le loyer se positionnent donc en tête des obstacles à la recherche de logement ! Sur l’ensemble du territoire, les particuliers ont dépensé en moyenne 661 € par mois pour se loger en 2018, sans les charges ou les remboursements d’emprunt. C’est 30 € de plus qu’en 2017. Les habitants de la région parisienne sont les plus touchés avec une moyenne de 852 € dépensés pour le logement, alors que ceux résidant en région paient 617 € environ (on est d’accord, ce n’était pas un gros scoop, mais cette donnée méritait tout de même d’être précisée !). Le logement correspond donc en moyenne à 24,3% des revenus mensuels d’un foyer, selon l’étude. Mais presque la moitié des sondés, dénoncent l’impact de ce prix sur leurs dépenses en matière d’habillement et de santé, qui se voient, quant à elles, régulièrement amputées.

L’absence de logement correspondant aux critères du locataire

Ainsi, ces loyers trop élevés participent au fait que les Français peinent à trouver un logement qui correspond notamment à leurs critères financiers. C’est d’ailleurs le deuxième obstacle qu’ils rencontrent dans leur quête de location ou d’achat : 30% des interrogés dénoncent cette pénurie. “Le statut d’occupation du logement est particulièrement discriminant” conclu le Sofinscope. Mais tout espoir d’amélioration n’est pas encore perdu. Face à cette pénurie de logement, la colocation a le vent en poupe et n'est plus réservée aux étudiants. Depuis le premier trimestre 2017, les salariés sont plus nombreux à avoir opté pour ce mode de logement que nos amis éstudiantins. Cette tendance fait la part belle aux sites spécialisés qui proposent de mettre en relation les futurs colocataires.

La PropTech sauvera-t-elle le secteur du logement ?

Une nouvelle vague de startups, spécialisée dans le domaine de l’immobilier et appelée PropTech, tente de redonner le sourire aux locataires. Elles peuvent faciliter leurs démarches de recherche de logement, elles rendent les déménagements moins chers et elles leur permettent de mieux choisir leur appartement ou leur maison afin d’éviter les mauvaises surprises après l’aménagement. Pinql fait partie de ce mouvement. Cette application 100% gratuite promet de simplifier la recherche de logement en permettant au locataire de swipper d’annonce en annonce, et au propriétaire de faire défiler les candidats en un mouvement de doigt ! La prise de rendez-vous pour la visite se fait directement sur son portable et un dossier unique est enregistré pour chaque locataire : fini les envois de justificatifs pour chaque nouvelle opportunité ! Pinql assure d’ailleurs rendre le même service que les agences, les frais en moins.

Preuve supplémentaire que la question du logement est au coeur des préoccupations : en plus d’être une des tendances actuelles de l’innovation, le logement sera l’un des thèmes abordés lors du Grand débat national initié par Emmanuel Macron, aux côtés du prix de l’énergie pour les particuliers. Alexandra François-Cuxac, Présidente de la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI), en est convaincue : “À mon sens, nous ne réduirons pas les fractures de notre pays sans répondre aux problèmes de logement ou sans redonner à chacun la possibilité de vivre selon ses choix et ses besoins,” a-t-elle confié lors d’une interview au journal La Tribune ce 22 janvier.


*Selon les résultats du baromètre sur le moral des professionnels de l’immobilier, publié par le Crédit Foncier le 3 janvier 2019.

Commentaires

Aucun commentaire.

Écrire un commentaire
Si vous saisissez quelque chose dans ce champ, votre commentaire sera considéré comme étant indésirable

Changez de fournisseur d'énergie

Préparez-vous à faire de sérieuses économies

Allons-y !