Révision de l'étiquette énergie : des modifications pour plus de clarté

Si vous êtes en plein déménagement, que ce soit en choisissant votre futur frigo, ou en consultant les annonces des agences immobilières, vous avez sûrement croisé une étiquette énergie quelque part. Ces étiquettes, chargées de vous informer sur la consommation énergétique d’un bien immobilier ou d’un équipement électroménager, ne sont pas toujours faciles à lire. C’est pourquoi, en 2021, de nombreuses modifications vont leur être apportées : à compter du 21 mars 2021, de nouvelles étiquettes vont être mises en place dans les magasins d’électroménager physiques et en ligne. Quant aux étiquettes énergie pour l’immobilier, elles seront accompagnées d’une étiquette climat dès le 1er juillet 2021. On vous dit tout par ici !

révision de l'étiquette énergie

Quels sont les changements de l'étiquette énergie pour l'électroménager ?

Une étiquette énergie devenue obsolète

L’étiquette énergie, instaurée en 2010, n'a pas été modifiée en 10 ans. Pourtant, en parallèle, les améliorations technologiques des appareils électroménagers (lave-linge, congélateurs, lave-vaisselle, etc.) n’ont cessé d’augmenter. Lors d’un déménagement, les ménages cherchent de plus en plus à acquérir des équipements peu énergivores. Or, les étiquettes énergie sont devenues obsolètes et ne sont plus fiables : UFC Que Choisir a en effet mis en avant que 35% des équipements sont mal étiquetés, tandis que 17% ne sont pas étiquetés du tout (tant dans les boutiques physiques qu’en ligne).

L’étiquette énergie, couplée avec les mesures d'éco-conception prises par la Commission européenne, a toutefois permis de belles avancées en termes d'efficacité énergétique : les appareils sont ainsi mieux classés. En 2020, UFC Que Choisir a noté la disparition des appareils classés entre la lettre B et la lettre D.

Une nouvelle étiquette énergie en mars pour plus de clarté

La  Commission européenne cherche donc depuis quelques années à rendre ses lettres de noblesse à une étiquette devenue trop vite obsolète. Son but est de rendre sa pertinence à l’étiquette énergie, en donnant une information concrète aux consommateurs et qui permette de réaliser une véritable comparaison entre deux produits. Seront concernés les équipements de lavage (les laves-vaisselles et les laves-linges), les équipements d’essorage ou de séchage, les réfrigérateurs et congélateurs, les ampoules, les télés, écrans et tout autre système d’affichage numérique.

Le principal changement de cette fiche énergie en mars concerne la notation : celle-ci retourne au système de notation de A à G, abandonnant ainsi le symbole “+”, qui ne représentait plus grand chose : ainsi, les appareils classés “A+++” seront désormais classés C. De plus, les classements A et B ne seront presque plus utilisés, afin d’anticiper les futures améliorations des appareils. Les étiquettes seront également équipées d’un QR code, afin de donner accès aux consommateurs à enun ensemble de données et d’informations sur les produits. Parmi ces informations figure également le niveau sonore du produit ! Cette échelle sonore est exprimée en décibels (dB). Toutes ces informations permettent aux consommateurs de mieux comprendre les enjeux énergétiques liés à leur consommation d’électricité, d’eau et d’énergie en règle générale lorsqu’ils utilisent ce type de produits. Cela augmente donc leur capacité à faire attention à la transition énergétique !

Seule limite à cette nouvelle étiquette énergie de mars : la durabilité n’est toujours pas indiquée, laissant perdurer la crainte de l’obsolescence programmée des équipements. La durée de vie d’un produit de type électroménager est pourtant l’un des critères principaux au moment de choisir un appareil électroménager. Ne pas l’indiquer fait craindre aux consommateurs que les fabricants des différentes catégories d’appareils électroménagers n’aient prévu des cycles de vie limités.

Des changements similaires pour l'étiquette énergie de l'immobilier

De nouvelles règles pour l’étiquette énergie de l’immobilier

Tout comme l’électroménager, l’immobilier est concerné par les changements dans l’étiquetage énergétique. Dès le 1er juillet 2021, de nouvelles règles vont encadrer cette étiquette énergie. Sur une étiquette énergie immobilière, le consommateur peut retrouver le DPE, ou diagnostic de performance énergétique. Ce diagnostic est une estimation de la consommation énergétique du logement, c’est-à-dire de la quantité d’énergie consommée et de gaz à effet de serre dégagé. Ce DPE est valable 10 ans, et doit obligatoirement être remis au nouvel acquéreur ou locataire (sauf si la location dure moins de 4 mois).

Au 1er juillet 2021, cette étiquette énergie n’est plus seulement informative : elle devient opposable, grâce à un décret de décembre 2020 (adopté dans le cadre de la loi Elan). Cela signifie concrètement que le résident d’un logement (ou son propriétaire) peut se retourner contre le diagnostiqueur si l’écart entre les performances énergétiques constatées et les évaluations fournies au moment de l’achat est trop important.

Une nouvelle étiquette : l’étiquette climat

A partir du 1er juillet 2021, l’étiquette énergie devra être accompagnée d’une étiquette climat dans toutes les annonces immobilières. Cette étiquette climat, en couleur, permet de préciser la performance du logement selon la classe d’émission de gaz à effet de serre à laquelle il appartient (ou classe GES). Cette classe GES est calculée en fonction de plusieurs critères, comme la quantité annuelle d’eau chaude produite, de la nature de l’énergie utilisée (électricité, énergies fossiles ou renouvelables), du chauffage (qui selon l’ADEME doit être de 19°), et du refroidissement de votre logement.

Dès 2022, si la consommation énergétique d’un logement est supérieure à 331 kWh, l’agence immobilière chargée de vendre le bien doit préciser l’obligation de réaliser des travaux, afin de respecter le seuil de 331 kWh au 1er janvier 2028.

Notez de plus que les habitations notées F et G, qui représentent 17% des logements, sont considérées comme des passoires énergétiques, et sont désormais interdites à la location : ici aussi, des travaux de rénovation sont nécessaires. De nombreuses aides sont accessibles pour financer vos travaux de rénovation énergétique. Selon le Ministère de la transition énergétique, ces modifications de l’étiquette énergie permettront une plus grande clarté de la chaîne immobilière et de la rénovation.

Modifié le Sept. 2, 2021
Commentaires

Aucun commentaire

Ecrire un commentaire